Le début de la période estivale est marqué par deux congés payés à une semaine d’intervalle : la Fête nationale (24 juin) et la Fête du Canada (1er juillet). Ces jours fériés entraînent des obligations supplémentaires pour les employeurs, suscitant chaque année de nombreux questionnements sur leur application. En 2026, les deux congés tombent un mercredi, en plein milieu d’une semaine de travail habituelle, créant une certaine confusion chez les employeurs. Voici un résumé de vos obligations.
La Fête nationale et la Fête du Canada sont régies par des lois distinctes : dans les deux cas cependant, ces lois constituent un minimum. Une convention collective, les politiques internes ou les contrats d’emploi peuvent prévoir des conditions plus généreuses.
Le congé de la Fête nationale – la Saint-Jean-Baptiste – est encadré par sa propre loi, la Loi sur la fête nationale, et non par la Loi sur les normes du travail. Il n’y a qu’une seule condition pour bénéficier de ce congé payé; être à l’emploi de l’entreprise en date du 24 juin.
Pour la Fête du Canada, encadrée au Québec par la Loi sur les normes du travail, les critères d’admissibilité changent. Afin de bénéficier de ce congé ou de l’indemnité associée, le salarié ne doit pas s’être absenté sans motif raisonnable le jour ouvrable précédant ou suivant le 1er juillet , soit le 30 juin ou le 2 juillet.
Dans les deux cas, si l’employé devait normalement travailler le mercredi 24 juin ou 1er juillet, il a droit à une journée de congé payée. Plus concrètement, l’indemnité équivaut à 1/20 du salaire gagné dans les quatre semaines complètes de paie précédentes, hormis les heures supplémentaires.
Lorsque que l’employé n’est pas habituellement cédulé pour travailler le jour de la Fête nationale ou de la Fête du Canada, deux options s’offrent à l’employeur; il peut verser l’indemnité du 1/20 précédemment mentionnée à l’employé ou lui accorder un congé compensatoire. En 2026, le congé compensatoire de la Fête nationale doit être pris le jour ouvrable précédant ou suivant soit le mardi 23 juin ou le jeudi 25 juin. Si l’employé est déjà en vacances pendant ces jours, la date de journée de congé sera convenue entre ce dernier et son employeur. Pour la Fête du Canada, le congé compensatoire est simplement déterminé entre l’employé et l’employeur ou fixé par une convention collective ou un décret, sans autre limite.
Si l’employeur veut exiger la présence de son employé pour ces congés, il y a des conditions. Si cette possibilité est générale pour le 1er juillet, elle est strictement limitée pour le 24 juin : en effet, la nature des activités de l’entreprise doit exiger le maintien des opérations. On parle ici des restaurants, hôtels ou encore des services essentiels ou de transport. Dans les deux cas, l’employé recevra 1) son salaire habituel pour cette journée de travail; et 2) l’indemnité (le fameux 1/20) ou le congé compensatoire expliqués précédemment. Si un congé compensatoire est accordé, il doit être pris le 23 ou le 25 juin pour la Fête nationale. Pour la Fête du Canada, ce congé doit être octroyé dans les trois semaines précédant ou suivant le 1er juillet, à moins qu’une convention collective ne prévoit une période distincte